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Présence des Filles de la Charité en milieux ruraux
Pendant la période concernée (1911-1970), les activités des
religieuses dans les petites paroisses ou villages étaient très
nombreuses et diversifiées, tout le contraire de la
"spécialisation"!
À cette époque, plusieurs sœurs oeuvraient en ville, soit dans
les hôpitaux, soit dans les écoles de quartier, soit dans des
institutions scolaires plus spécialisées. Le plus grand nombre
était dispersé dans des villages, en milieu rural. Elles étaient
considérées comme des éducatrices bien formées pour l’enseignement,
des femmes présentes à la vie concrète des gens, des femmes de foi
chrétienne très engagées dans l’animation de l’Église locale.
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Être présente dans tel ou tel milieu visait d’abord et avant tout
l’instruction des enfants et des adolescents. Les sœurs avaient le
souci de préparer les élèves à leur réussite scolaire, à donner le
sens de la responsabilité et à mettre en œuvre les talents de
chacun.
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Que de sœurs ont mis du temps hors classe pour apprendre aux
jeunes le dessin, le tricot, l’art culinaire, le chant, la musique,
le théâtre!
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Certaines religieuses secondaient le médecin. Elles visitaient
les malades, soignaient à l’occasion et assistaient les mourants.
C’était la pratique concrète du « Tout à tous ».
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La formation à la vie chrétienne était pour les sœurs
primordiale. Elles préparaient les enfants à la réception des
sacrements, à la communion solennelle et à la profession de foi.
C’était l’époque de la JIC – JOC – JEC, des Croisés et des
Croisillons. Le « Voir – Juger – Agir » était une démarche
pédagogique importante et elles transmettaient aux laïcs cette base
éducative précieuse.
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Quant au Pasteur, le curé de la paroisse, il se fiait sur
l’apport des religieuses pour l’entretien de l’église, la formation
des « enfants de chœur », la préparation des célébrations et des
nombreuses fêtes liturgiques. Les Quarante Heures, les mois dédiés
à Saint Joseph (mars), à Marie (mai), au Sacré-Cœur (juin), la
procession de la Fête-Dieu, etc… étaient souvent animées par les
religieuses.
Jeter un regard sur cet aspect de l’histoire des Filles de la
Charité du Sacré-Cœur de Jésus à cette époque, c’est prendre
conscience à la fois du « zèle apostolique » des sœurs et d’une
communauté de femmes bien insérée dans le peuple. Les sœurs ont tenu
une large place dans la collectivité où elles étaient des témoins de
la charité du Christ. Avec toutes les ressources dont elles
disposaient, elles préparaient pour leurs concitoyens des lendemains
meilleurs.
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