Coup d'oeil
50 ans de vie religieuse
L’anniversaire des 50 ans de profession religieuse donne lieu, chaque année, à une célébration très festive. En 2012, 4 religieuses célèbrent leur jubilé d’or, ce sont S. Monique Pouliot, S. Madeleine Boisvert, S. Françoise Drouin et S. Gabrielle Marcotte. Elles ont choisi comme thème résumant leur vie nourrie par la spiritualité : « Seigneur, tu es source de vie ».
Seigneur, tu es source de vie. |
Une célébration eucharistique a rassemblé les participants dans la prière rehaussée de symboles et de pièces musicales. Puis un repas et une mise en valeur de la personnalité des jubilaires par la supérieure provinciale, S. Suzelle Roberge, a continué la joyeuse rencontre.
Avoir 
Cette année, deux de nos soeurs célèbrent leur centième anniversaire de naissance. Elles sont une source d'informations sur notre histoire tant religieuse que sociale.
Toutes les deux ont fait carrière dans l'enseignement mais là s'arrête la similitude. Certes, nous vivons en communauté de foi et de partage; cependant, chaque personnalité a su s'affirmer et prendre une place unique.
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Soeur Jeanne Morissette se souvient d'avoir trouvé difficiles ses années de formation à la vie religieuse, elle n'avait que 16 ans à l'époque. À 18 ans, elle commençait à enseigner à Martinville. Là encore, il lui a fallu s'adapter à vivre à la campagne, comme elle dit. Pour une jeune fille de Thetford Mines, ce village semblait bien petit. Très tôt, Soeur Jeanne devint professeur d'anglais à Magog. Elle avait d'abord étudié l'anglais au couvent des F.C.S.C.J. de Newport, Vermont, USA et poursuivi ensuite des cours durant les vacances d'été en vue d'obtenir un diplôme de langue seconde. C'est comme professeur d'anglais, dévouée et infatigable, quand il s'agissait de faire apprendre le vocabulaire ou les règles de grammaire que Soeur Jeanne se fit connaître à Magog où elle enseigna durant 40 ans. Bien qu'elle ne se soit jamais considérée comme un grand professeur, sa détermination et sa générosité au travail étaient reconnues par des élèves qui appréciaient sa ténacité. Voilà tracé en peu de mots un parcours de femme généreuse. Aujourd'hui, on exige des professeurs une aisance langagière, ce n'était pas le cas en 1937. Un perfectionnement constant et une ardeur peu commune ont permis à Soeur Jeanne, à l'époque, de répondre aux exigences requises; en cela, elle mérite notre appréciation pour son travail. |
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L'enseignante |
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La centenaire |
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Sœur Cécile Fortier, notre 2e centenaire, entra en communauté à 18 ans. À 20 ans, elle alla enseigner à Barraute en Abitibi. Sœur Cécile se souvient combien son groupe communautaire était ajusté à cette vie rude des premiers colons du Nord. Elle trouve même que cela allait trop loin et en éprouve un certain malaise en revenant dans l’Est où la manière de vivre est différente, plus raffinée à son goût. Quant à l’enseignement, il lui fait peur, saura-t-elle bien remplir sa profession ? Heureusement, elle voit son autorité reconnue par le représentant de la fonction publique. C’est un bon départ qui lui permettra de travailler ferme avec les élèves qui lui seront confiés pour que ces derniers bénéficient de la même formation que les étudiants des Cantons de l’Est. La fierté et l’application la caractérisent. Tout ce qui mérite d’être fait, mérite d’être bien fait, peut-elle écrire au tableau noir où se trouvait toujours la pensée du jour, le bon mot qui dynamisait et invitait à l’excellence où que l’on soit. En communauté, la vie est facilitée par la prière d’Église : l’Office divin récité en groupe et l’Eucharistie accueillie comme le tremplin de la journée. Voilà ce qui a permis à Sœur Cécile d’assumer ses tâches journalières. Aujourd’hui, toute sa vie est rythmée par la prière, tantôt commune, tantôt individuelle, c’est là une richesse qui donne sens à ses cent ans. |
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L'enseignante |
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La centenaire |
Un vitrail pour Soeur Simone
M. Serge Rodrigue a réalisé un vitrail en hommage à sa directrice à l’école de St-Paul de Scotstown dans les années 70. Le vitrail a été installé dans l’une des fenêtres sur la façade de la résidence Jean-Maurice. Une cérémonie tenue le 9 mars 2012 a souligné le don et l'installation de l'oeuvre.
| S. Simone Arguin | Serge Rodrigue |
S. Simone Arguin fut directrice à l'école de 1970 à 1989; elle avait gagné tous les cœurs par son accueil, sa gentillesse, sa bonté, son humeur égale et ses multiples talents. Elle était une directrice dynamique qui aimait faire des projets. Les débuts et fins d’année étaient remarquables. Elle savait se faire épauler par les professeurs et les parents. Toujours courageuse, S. Simone ne lâchait pas. Son approche auprès des enfants était douce, elle les aimait tous et ils le lui rendaient bien.
M. Rodrigue explique d'où lui vient la grande reconnaissance qu'il voue à S. Simone :
Au lendemain de son décès, je tenais à rendre hommage à Sœur Simone parce que je réalise aujourd’hui combien elle a été une dame importante dans ma vie. Lorsque j’avais 5 ans, j’ai eu un grave accident : une explosion suivie d’un incendie dans un garage, qui m’a laissé passablement cicatrisé comme vous pouvez le constater. J’étais avec mon père et une de mes sœurs. Mon père est décédé lors de cet accident et ma sœur a été gravement brûlée, tout comme moi. J’ai passé une longue année à l’hôpital.
À mon retour à l’école, je n’avais pas fait ma première année et j’ai passé en deuxième dans la classe de Sœur Denise. Ce n’est qu’aujourd’hui que je prends conscience de tout le travail qui a été accompli par Sœur Simone et Sœur Denise. On nous a intégrés, nous qui étions bien différents des autres. On nous a protégés, donné des cours de rattrapage, aidés à surmonter le choc de l’accident et l’épreuve de la guérison et accompagnés à amorcer le long processus d’adaptation davantage social que physique.
| Serge Rodrigue et S. Denise Harvey |
Sœur Simone et Sœur Denise ont été respectivement directrice et enseignante, mais elles ont été aussi psychologues, thérapeutes, éducatrices spécialisées et techniciennes en réadaptation sociale. Elles n’ont pas vidé pour autant le budget de la commission scolaire. Elles ont fait le travail supplémentaire avec leur cœur, avec générosité et par respect envers leur engagement auprès de Dieu. Elles ont été présentes au moment où j’en avais le plus besoin. Je voudrais aussi rendre hommage à Sœur Simone au nom des autres. Il y a des centaines de personnes de mon âge qui pourraient témoigner aujourd’hui que l’engagement et l’investissement passé de Sœur Simone ont donné un bon rendement.
Enfin, je voudrais que vous toutes, les membres de la Communauté des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus, preniez part à cet hommage. Nul ne connaît du succès seul. C’est grâce à votre communauté que Sœur Simone a accompli son œuvre reconnue aujourd’hui. C’est aussi grâce à des individus de qualité que votre communauté a un si grand rayonnement dans le monde de l’Éducation à Sherbrooke et ailleurs. N’hésitez pas à vous attribuer une part juste et généreuse de l’hommage qui est rendu à l’une des vôtres.
En terminant, je veux vous parler du vitrail que je vous ai conçu et fabriqué. J’ai voulu faire pour vous un motif figuratif ayant, pour thème, l’éducation, l’enfance et la nature. C’est un vitrail de 36 par 46 pouces, ce qui est la dimension la plus grande qu’il est possible de fabriquer en un seul panneau. Il est composé de 452 pièces de verre taillées à la main et il comporte 24 couleurs différentes. Le projet a demandé 141 heures de travail.

Ne le voyez pas comme un tableau d’un grand maître dont la valeur va décupler au fil des ans. C’est un tableau simple et sympathique, qui s’apparente à un dessin d’enfant, qui vous décrochera un sourire, une pensée envers Sœur Simone et une fierté envers votre communauté. Il est maintenant à vous, vous êtes désormais mes juges. Je vous remercie beaucoup pour votre accueil, pour cette tribune que vous m’avez offerte et pour l’emplacement de choix où le vitrail est installé.
Marchons d'un bon pas
Nous entrons dans une démarche de préparation au Chapitre provincial. C’est une démarche à laquelle sont invitées toutes les sœurs de la Province canadienne. Notre Supérieure provinciale définit en quoi consiste cette préparation :
- Mieux connaitre et accepter la réalité de notre Province aujourd’hui
- Nous préparer dans une réflexion commune, à faire les choix les meilleurs
- Ce qui nous conduira au Chapitre Provincial où nous aurons des options à prendre.
M. Pierre Bouchard, ingénieur, mba, associé délégué avec la firme Samson Bélair/Deloitte et Touche, agit comme conseiller auprès de notre congrégation depuis plusieurs années déjà. Le 6 mars 2012, il nous a présenté la situation démographique de notre Province.

Il a fait de nombreuses incursions dans la situation d’autres congrégations religieuses de partout dans le monde, évoquant au passage quelques solutions privilégiées. Il a également souligné la similitude de notre évolution avec celle de la société civile, surtout celle des pays de l’hémisphère nord. Son exposé est empreint de réalisme et de sérénité. En même temps, il suggère fortement l'urgence d'agir. Ainsi s'amorce la réflexion que nous poursuivrons au cours de la prochaine année.
Une nouvelle infirmerie
Les nombreuses photos qui ont accompagné sur notre site la construction de l'infirmerie se trouvent désormais dans la section Archives.

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PhotoHélico
Au pays du centenaire...
On trouvera dans la section ARCHIVES tous les textes et toutes les photos concernant l'implantation des FCSCJ au Canada et les festivités soulignant le centenaire. Nous devons à nos pionnières les événements porteurs de vie et d'avenir qui ont modestement mis au monde le noyau canadien des FCSCJ.















