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Sœur Cécile Allard est de retour d’un
service de quelques mois en Uruguay. Elle écrit :
Je me considère chanceuse d’avoir fait ma
petite part dans cet océan de besoins : aider à
préparer la terre pour les semences, apprendre à lire à
des enfants désireux d’avancer, encourager les parents…
Aujourd’hui, quand je pense à
l’expérience que j’ai vécue, à ce milieu où s’entasse la
misère d’une multitude de gens, des questions montent
facilement à mon esprit : quels facteurs alimentent
cette pauvreté? Pourquoi ne s’en sortent-ils pas?
Comment les aider sans les rendre dépendants? Comment
répondre à leur accueil, à leur générosité et à leur
bienveillance dont je leur suis redevable?
Peu à peu, j’en suis venue à la
conclusion que je pourrais me garder présente à ce
quartier en les supportant à distance par la prière, la
communication, et de temps en temps, par un appui
financier, fruit de modestes projets organisés ici, au
Québec. Pour ce faire, l’important est de me joindre à
des personnes actives, intéressées et compréhensives qui
soient sensibles aux besoins de nos frères et sœurs de
l’Uruguay que je me considère chanceuse et gagnante
d’avoir connus et aimés.
Cécile Allard, fcscj
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